Alpharius

Yo les gens !

Quoi de mieux comme présentation que de vous parler de mon histoire avec les jeux de figurines ?

Alors moi c’est Thomas, aussi connu sous le pseudonyme du Guerreiro de la Figurine sur la page Facebook éponyme. Je pratique le hobby sous diverses formes depuis une vingtaine d’années et je peins donc des figurines depuis potentiellement avant ta naissance cher lecteur (mais possiblement aussi après, fonction de ton âge, cqfd !).

J’ai commencé à me drog … ce passe-temps grâce à un de mes amis qui avait reçu une boite de base de Warhammer Fantasy Battles, la cinquième édition en l’occurrence, celle avec des bretonniens, des hommes-lézard en slip et de superbes décors en cartons. Nous nous sommes partagés la boite, lui a pris les chevaliers en armure et pour ma part, pour ceux du fond qui ne suivent pas, j’ai donc jeté mon dévolu sur la petite bande de Skinks et de Saurus !

 

 

Je n’ai malheureusement que très peu d’artefact de cette époque, et ils sont profondément scellés dans un coffre au fond d’une pile de cartons, perdu dans les tréfonds obscurs de mon grenier. Il n’empêche qu’il s’agit là de ma première expérience du Hobby, et du début d’une longue histoire d’amour entre moi et les figurines Citadel.

Notons qu’à l’époque le jeu était une part du hobby que nous ne maitrisions au mieux que de manière erratique et que mes premières joies et peines vinrent avant tout de la conversion et de la peinture. Car en cette époque où le net n’existait pas nous étions libres de toute influence et de toute aide, et nous dûment tâtonner avec le plaisir de la découverte pour nous forger une expérience de modéliste et de joueur, et tout cela du haut de nos 11 ans. Ce furent les Saurus qui les premiers firent les frais de nos expérimentations, puisque, sans doute pris d’un soubresaut visionnaire (Coucou les joueurs d’AoS !) je me décidai à resocler mes figurines avec des socles ronds que je trouvais plus jolis suite à mon premier contact, dans mon Games Workshop local, avec le tout récent Warhammer 40. Nul étonnement donc à ce que des yeux avertis tombent un jour sur un vieux Saurus couvert d’une couche de peinture de 2mm d’épaisseur et trônant fièrement sur une base circulaire copieusement agrémentée de sciure de bois fixée à la Superglue et colorée d’un Scorpion Green du plus bel effet.

 

 

Mais passons ces errements de jeunesse et faisons un saut d’un an dans le futur (enfin le passé, mais vous m’avez compris !). Comme je vous l’ai dit, j’ai eu un premier contact avec Warhammer 40,000, et à partir de là je n’ai eu de cesse que de tourner mes yeux vers lui, tel un adolescent amoureux et n’osant pas aborder l’élue de son cœur. Jusqu’au jour où je tombai sur un petit blister contenant nulle autre que la première figurine que j’acheta avec mon propre portefeuille, sans autre raison qu’un coup de cœur pour la beauté de la pièce.

 

 

Je ne me rappelle plus le prix qu’elle me coûta, car d’une part en cette époque cela m’importait peu, et de plus ce dernier était une simple lettre de l’alphabet du temps ou Games workshop affectionnait un système d’étiquetage standardisé. Mais en tout cas ce fut le début de la fin pour mes économies. Warhammer 40,000 me happa comme une grenouille gobant une mouche, et tout mon argent de poche (20 francs par mois à l’époque) fut entièrement dédié au Hobby. Je reçu la boite de base de 40k pour mon anniversaire ou pour noël, je ne m’en souviens plus, mais en tous cas j’oubliais totalement battle pour les années à venir, m’offrant corps et âme au sombre futur du 41ème millénaire…

 

 

Les années passèrent donc, et j’accumulais les bases de ma future expérience de modéliste. Continuant à apprendre de mes erreurs du fait de l’absence d’accès à une information mondialement partagée. On notera par exemple ma découverte de l’acétone et de ses effets sur le plastique, et si les Eldars Noirs estiment que la puissance vient de la douleur, je peux vous assurer que les miens doivent être les créatures les plus puissantes de l’univers à l’heure qu’il est. Je mis également pas mal de temps pour découvrir le concept de dilution de la peinture qui me permis de passer du niveau « Peintre en bâtiment » à celui de « peintre sur figurine ». Je me pris également d’affection pour mes deux armées de cœur, à savoir les Tyranides et l’Alpha Legion. Mais surtout je rencontrais des amis que je continue de voir et d’apprécier encore aujourd’hui, en dedans et en dehors du hobby, et ce malgré la vingtaine d’années et les aléas de la vie qui nous sépare de notre rencontre. Entre temps je revins également à Warhammer avec la sortie des nouvelles figurines Hommes-Lézards (toujours d’actualités aujourd’hui et ce depuis 2003), mais la mécanique régimentaire ne parvînt jamais à me passionner autant que la V3 de Warhammer 40,000.

 

 

Puis survînt le drame. La V3 arrivait sur sa fin, et j’eu le droit à ma première véritable transition entre deux éditions d’un jeu que j’appréciais. Et dieu sait que j’ai détesté ce changement de version. Ce fut le début d’une chute libre pour mes Space Marines du Chaos, que je finis par jouer avec le codex Space Marines Loyaliste tant il m’était impossible de jouer une Alpha Legion respectueuse du Background avec le nouvel opus du codex. A noter qu’encore aujourd’hui je ne suis toujours pas revenu vers le Chaos à l’aube de la V8 …

Fort heureusement, un nouveau codex Tyranides et de nouvelles figurines pour renforcer ma flotte ruche m’empêchèrent de sombrer dans le désespoir. Et si ce ne fût pas Phil Kelly l’auteur de cette version du livre, je pense que j’aurais arrêté le Hobby en cette année 2005. Ce n’était cependant qu’un sursit …

 

(Vous noterez la qualité extraordinaire de ces photos d’archives !)

 

En effet, vînt assez rapidement la V5 de 40K, et Robbin Cruddace l’Archi-Némésis honni par tous les joueurs Tyranides qui ont un peu d’amour propre. En 2008, alors que les années précédentes avaient vu mon attrait du jeu devenir prépondérant, je revins à ma manière de voir le hobby de mes débuts. Mon nombre de parties à l’année chuta drastiquement, et je passai proportionnellement bien plus de temps à acquérir des figurines uniquement pour les peindre plutôt que pour les jouer. Je me tournai également plus en profondeur vers d’autres jeux de Games Workshop que j’avais survolés jusque-là. En particulier Blood Bowl que je connaissais déjà depuis une demi-douzaine d’années, mais également dans une moindre mesure Battlefleet Gothic, Inquisitor, ou Mordheim, bien que fortement limité par la disparition progressive des Specialist Games à l’époque, me forçant à renforcer encore mes capacités de conversion de figurines, voir à me tourner vers des gammes alternatives comme Rackham qui disparut d’ailleurs à cette période. Ce fût également pour moi l’occasion de revenir à des passions plus anciennes, tel que le jeu de rôle et d’autres plus récentes comme les jeux vidéo. Ces années furent donc un enchaînement d’expériences ludiques hétéroclites.

 

 

La distance avec Games Workshop s’élargit encore avec l’avènement de la V6 en 2012. Cette dernière m’avait pourtant motivée à revenir dans le jeu à sa sortie. Mais les déséquilibres, la normalisation des unités volantes et titaniques, les hausses de prix aberrantes et surtout la mise au rebus de mes armées de cœurs eurent tôt fait de confirmer ma rupture avec la boite à tête d’aigle. Et j’entra dans une paire d’année où je reniai le Hobby dans son entièreté du fait de cette immense déception. Paradoxalement ce fût également à cette époque que ma vie professionnelle se fixa sur le monde Ludique, puisque je devins vendeur à Philibert, mon revendeur de figurines à Strasbourg. Et tout ce temps libéré par ce rejet du Hobby je le consacra à découvrir les jeux de société, autant pour le plaisir que pour mon travail…

 

 

Ce statut quo aurait pu durer indéfiniment, mais dans sa grande mansuétude le Dieu des Hobbyistes me pardonna mon abandon en me gratifiant d’un nouveau jeu de figurine. Fantasy Flight Games sortait en 2014 un jeu exceptionnel qui devait détrôner Warhammer 40,000 dans mon cœur et celui de millions de joueurs à travers le monde : Star Wars X-Wing. Et c’est avec plusieurs de mes collègues, que je redécouvris une passion que je pensais depuis longtemps éteinte, et j’entrepris de rattraper le temps perdu avec une hargne et une obsession digne d’un adolescent en rut.

 

 

Ce retour dans le monde de la figurine, mais détaché de Games Workshop fût une véritable panacée pour moi. Je pus observer d’un œil nouveau l’infinité des jeux existants et la qualité croissante de qualité des pièces dans une multitude d’entreprises différentes. Infinity, Deadzone, Dystopian War, Firestorm Armada, autant de jeux que je pus tester et apprécier (ou non). Mais aucun ne parvînt cependant à me détacher de la Licence Star Wars si brillamment exploitée par FFG, que ce soit avec X-Wing, Armada, ou prochainement Legion.

Aucun ? Ce n’est pas tout à fait vrai, puisqu’entre temps un événement m’a réconcilié avec Geuweuh. La sortie d’Age of Sigmar qui me permit, non sans un léger doute, de remettre ma confiance dans cette entreprise. Et à raison, AoS m’a séduit du fait de ses règles simples, de ses magnifiques figurines, et d’une politique commerciale un peu plus à l’écoute de sa communauté. Un retour aux sources qui se confirmera par la sortie de la V8 de Warhammer 40,000 qui termina de me convaincre de la rédemption de Games Workshop.

Et voilà où nous en sommes aujourd’hui, je suis un vieux de la vieille, mais avec une expérience très centrée sur l’aigle bicéphale, et qui découvre avec émerveillement le reste du monde la Figurine à une époque où ce dernier ne s’est jamais aussi bien porté. Et ce petit vieux que je suis se dit que ce pourrait être sympa de partager son expérience, d’où ma présence dans ce regroupement de gens bizarres qui ont eu l’idée de monter un Blog sur le Hobby !

Sur ce je vous remercie de m’avoir lu (Non, mais vraiment, 5 pages de présentation… c’est un vrai merci que je vous dois lol) et je vous dis à bientôt pour des articles un peu moins centrés sur ma modeste mais ô combien passionnante personne !